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Pol Roger : un joyau pour la Couronne

par / 8 septembre 2013 Non classé 2 Comments

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Le champagne Pol Roger a été le premier à s’être vu accorder, en 1877, le prestigieux « Royal Warrant » de la cour d’Angleterre. Depuis, la maison entretient des liens étroits et fidèles avec le palais de Buckingham. Et bénéficie d’une actualité dense et festive. Mariage, jubilé, naissance et bientôt baptême. Même si, à la Cour, rien n’est définitivement acquis.

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Le champagne coulait à flots. Lundi 22 juillet 2013. Kate Middelton, épouse du prince William, a mis au monde le petit George, désormais en troisième position dans l’ordre de succession au trône britannique. Après le mariage princier en avril 2011, le jubilé de la Reine Elisabeth II et plus prosaïquement les Jeux Olympiques de Londres en 2012, les évènements festifs s’enchaînent en Grande-Bretagne, l’un des premiers marchés à l’export pour les Champenois. « Nous sommes un fournisseur de la Couronne d’Angleterre parmi d’autres. Et nous obéissons scrupuleusement aux règles des appels d’offres. Mais les choses se font dans une très grande discrétion », commente Hubert de Billy, membre du Directoire de la maison Pol Roger, propriété familiale à 96%.
La maison a été la première en Champagne à décrocher l’accréditation royale, baptisée «  Royal Warrant », en 1877. Et la première vente de bouteilles Pol Roger a été réalisée en 1891 avec une collerette portant les armoiries royales. « Rien n’est totalement acquis au palais de Buckingham. Nous devons être sélectionnés par un comité composé de professionnels du vin qui achètent en fonction des besoins de la Couronne. Et neuf maisons* de champagne possèdent ce précieux « Royal Warrant » qu’il est toujours possible de perdre si aucune de vos bouteilles n’est achetée durant trois ans », précise Hubert de Billy.
Il existe d’ailleurs un « Royal Warrant pour tout ». Du produit d’entretien pour la vaisselle à la marque de cake, chaque fabricant doit respecter un cahier des charges très précis en matière de qualité, de quantité et de prix. « Pour le mariage de Kate et William, il fallait proposer un juste prix. Il était hors de question d’offrir le champagne. Et c’est la reine et le prince de Galles, selon les traditions du trône, qui ont offert les vins à leurs invités. »
La famille royale souhaitait servir des vins de grande qualité mais pas trop « bling bling » pour un mariage « normal ». Le Pol Roger, servi en magnum lors du mariage de Kate et Williams, était un brut non millésimé afin de répondre à cette exigence de simplicité et d’authenticité à laquelle la famille royale est fort attachée. « Seules trois personnes de la maison connaissaient l’existence de cet appel d’offres. L’expédition a été très confidentielle. Les caisses ont été entourées d’un emballage en plastique noir. Et nous n’avons eu le droit de communiquer sur la présence de notre maison aux réceptions qu’à partir de 15 heures. Pour le baptême de Georges, les conditions seront les mêmes si notre maison est retenue. »

Très proche de la noblesse

 

PolRogerChurchill 2002BDSelon Hubert de Billy, le « Royal Warrant » ne participe pas, d’une manière significative, à la hausse des expéditions en Grande-Bretagne, pays qui représente toutefois 20% des expéditions de Pol Roger. « En revanche il nous apporte une notoriété et une stature qui contribuent au rayonnement de la marque. C’est une reconnaissance de qualité. »
Si le cahier des charges est exigeant, les règles qui régissent la communication sur le marché le sont également. « Il est interdit de publier des photos de service où la marque apparaîtrait. Ce qui est vrai aussi au palais de l’Elysée et lors de nombreuses opérations de prestige privées. »
Pol Roger, comme toutes les maisons, respecte cette obligation. « L’Angleterre est notre premier marché et nous développons des relations étroites avec la noblesse britannique. Il est évident que l’image de Sir Winston Churchill est ancrée dans les esprits. C’était un grand amateur de Pol Roger et ses relations avec ma tante, Odette, ont participé à la notoriété de notre maison. D’ailleurs Christian Pol Roger et mon père, Christian de Billy, continuent d’être proches de la famille Churchill. Randolph Churchill passe de temps en temps à la maison, à Epernay. »
Tous ces liens contribuent à ancrer Pol Roger dans une histoire, une tradition, une certaine idée de la France et de la Champagne. « ll faut savoir garder de la réserve. Sur le marché anglais, nous sommes au taquet et il est indispensable de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous nous intéressons beaucoup au Japon et aux États-Unis », ajoute Hubert de Billy, selon lequel il existe deux styles de champagne. « Le champagne vin et le champagne festif. Nous nous situons dans la première catégorie avec des cuvées qui présentent une grande aptitude au vieillissement. » La maison possède même un stock de millésime 1914 encore important. « Nous les ouvrons pour montrer à quel point le champagne est un vin qui peut vieillir. »

 

* Les neuf maisons possédant aujourd’hui le Royal Warrant sont : Lanson, Bollinger, Moët & Chandon, Veuve Clicquot, Roederer, Krug, Mumm, Laurent-Perrier et Pol Roger.

 

Jean Batilliet

Jean-Baptiste Duteurtre

2 Commentaire

  1. Si j’achète du Champagne POL ROGER pourrez-vous m’envoyer une attestation de ROYAL WARRANT que je pourrais joindre à mon cadeau….

    Merci de votre très aimable réponse

    PS Pourriez-vous joindre cette page de votre site internet sur « ROYAL WARRANT » avec votre réponse mail.

    Merci pour cette délicatesse

    • Bonjour,

      Je suis désolé mais nous ne représentons pas la maison Pol Roger et nous ne pouvons donc vous répondre. L’idéal serait que vous preniez directement contact avec eux au 03 26 59 58 00.

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