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Patrimoine mondial de l’Unesco : Pierre Cheval, la cheville ouvrière

par / 5 juillet 2015 Non classé No Comments

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La candidature des paysages de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco a exigé un dossier ficelé et une volonté collective sans faille. Pierre Cheval a été l’ambassadeur de ce dossier durant plusieurs années. Nous reproduisons ici un reportage que lui avait consacré Bulles & Millésimes, le magazine des vins de champagne en novembre 2014.

 

C’est un travail de longue haleine. Pierre Cheval, chargé de porter le projet sur les fonts baptismaux, en sait quelque chose. « Le dossier, de 800 pages, pèse plusieurs kilos et n’arrête pas de s’épaissir », avouait l’agéen fin 2014. Président de l’association « Paysages du Champagne », ce vigneron infatigable, inspecteur des finances dans une autre vie, parlait alors avec verve de la candidature de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco. « Nos chances de succès sont grandes », se réjouissait Pierre Cheval.

La candidature de la Champagne se limite à des zones pilotes, de belles vitrines représentant ce qui se fait de mieux en matière de compositions paysagères : les coteaux de Mareuil-sur-Ay à Cumières, parmi les plus anciens du vignoble, les maisons de la colline Saint-Nicaise à Reims et l’avenue de Champagne à Épernay. Les pièces maîtresses d’un patrimoine paysager exceptionnel, façonné par la passion des hommes et typique d’un mode de production viticole et industriel spécifique aux Champenois.

Retombées considérables

« Certains dossiers attendent durant dix ans », reconnaissait le président de l’association. « C’était le cas de la Cité épiscopale d’Albi dont la classement a fait exploser le nombre de visiteurs. » Pierre Cheval sait que les experts de l’Unesco sont fort courtisés, que le nombre de dossiers de grande qualité est élevé et que l’Unesco est attaché aux candidatures des pays du Sud.

« Les retombées d’un tel classement sont considérables, précisait encore le président. C’est la raison pour laquelle cette candidature concerne tout le monde : les habitants, les collectivités, les entreprises. Le classement affirmerait encore un peu plus l’exception champenoise. Il s’agit d’un formidable projet collectif qui mettrait nos coteaux, nos caves et nos paysages au rang de la muraille de Chine et des pyramides d’Égypte. » Pas moins !

« Les visiteurs des paysages inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco sont très exigeants. Comme en matière de gastronomie, cette clientèle veut du trois étoiles », soulignait Pierre Cheval.

 

Jean Batilliet

Jean-Baptiste Duteurtre

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