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Fabrice Rosset : « Nous venons en complément de l’action de chaque marque »

par / 23 octobre 2013 Non classé No Comments

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En début d’année, Fabrice Rosset a été nommé commandeur de l’Ordre des Coteaux de Champagne. Il succède pour un mandat de deux ans à Michel Drappier. Le président de la maison Deutz évoque sa mission à la tête de cette confrérie qui regroupe près de 4 000 membres dans le monde.

Début avril, vous avez pris la direction de l’ordre des Coteaux de Champagne en devenant Commandeur de cette confrérie. Comment abordez-vous cette mission d’ambassadeur du Champagne à travers le Monde ?

J’aborde cette mission avec beaucoup de fierté. C’est une fierté pour la maison Deutz et pour moi-même. Je suis proche de cœur de l’Ordre depuis plus de vingt ans. Certes à l’époque, il n’avait pas le même dynamisme, il ne rassemblait pas autant de marques mais cela faisait déjà partie de cette tradition séculaire. Une confrérie digne de ce nom est indispensable pour un vin de renom comme le Champagne

Je pense que nous devons faire valoir le supplément d’âme du Champagne et travailler tous ensemble pour la cause du Champagne. Nous sommes un peu les bras armés du CIVC. Nous œuvrons dans le cadre d’une démarche collective qui vient en complément de l’action de chaque marque.

Vous parlez de fierté mais cela doit aussi être une charge ?

Quand on aime, on ne compte pas… C’est certes une charge de travail mais ce n’est pas un fardeau. . Aujourd’hui, l’organisation de l’Ordre est tout de même très collégiale. Tout ne repose pas heureusement sur les épaules du seul Commandeur.

Comment définissez-vous votre rôle de commandeur et quelles sont les actions que vous souhaitez mettre en avant durant ce mandat de deux ans ?

C’est de porter un flambeau. Ce rôle de commandeur est celui d’un maillon entre toutes les marques de Champagne, entre toutes les composantes de la famille champenoise.

Concernant les actions, elles sont collégiales et définies avec une certaine anticipation. Mais nous sommes sans arrêt en éveil des marchés et des évolutions pour orienter notre action. Cela se réalise avec l’ensemble des membres participants.

Avant votre nomination à l’Ordre des Coteaux, vous estimiez être un acteur de « l’exportation culturelle du Champagne ». C’est encore plus vrai aujourd’hui. Ce rôle doit vous permettre de prêcher la bonne parole à travers le monde…

Tout à fait. Les intronisés reçoivent tous cette mission. Quelques fois, nous avons l’impression de prêcher des convaincus mais nous avons toujours quelque chose à apprendre. Les gens sont toujours intéressés de voir ce que l’ordre peut apporter dans la promotion. Cela peut paraître évident mais les gens sont parfois surpris lorsqu’ils réalisent le nombre très important de marques de Champagne. Ils ne voient pas forcément la grande diversité de notre famille. Mais faut-il encore que cette famille soit présente régulièrement et je dois dire que je souhaite qu’il y ait parfois plus de ses représentants lors des chapitres.

Les plus grands noms de la Champagne, Bernard de Nonancourt, Yves Benard, Claude Taittinger, Christian de Billy… ont un jour dirigé cette confrérie. Prenez-vous donc cette nomination comme une certaine reconnaissance de votre action en Champagne, chez Roederer et chez Deutz ?

Mais il ne faut pas réduire l’action de l’Ordre aux grandes marques internationales. Vous pourriez également citer Pierre Cheval ou Michel Drappier. Ce sont tous des grands noms de la Champagne. Alors cette nomination est une reconnaissance mais elle s’accompagne du devoir d’assumer un rôle, une responsabilité.

 

Jean-Baptiste Duteurtre

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