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Michel Drappier, l’Aubois pressé

par / 29 janvier 2015 Non classé No Comments

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À la tête de la plus emblématique maison familiale de l’Aube, Michel Drappier vit sa passion du champagne sans un instant de répit…

« Nous sommes ici en Champagne, la vraie Champagne ! » Michel Drappier termine à peine sa phrase que le voilà reparti. Pour de plus amples explications sur la vraie Champagne, il faudra attendre la fin de la visite des caves de la maison Drappier à Urville, dans la côte des Bars. Le maître des lieux vient en effet de céder à la requête de quatre touristes -deux Belges et deux Allemands- souhaitant jeter un œil dans les sous-sols. Une dégustation, trois appels téléphoniques de clients, un arrêt par le bureau puis un problème technique à régler sur une tireuse plus tard, il est déjà 13 heures. « Toujours au bureau dès sept heures du matin », Michel Drappier prend enfin le temps de s’arrêter pour répondre à quelques questions. « C’est vrai que je ne tiens pas trop en place mais, surtout, on m’empêche de tenir en place », assure le natif de l’Aube.

 Un commandeur, les pieds dans la boue

À la tête d’une maison qui compte un peu moins de 60 hectares de vignes, Michel Drappier est avant tout un passionné. C’est d’ailleurs cette passion qui l’a conduit à prendre régulièrement des responsabilités au niveau interprofessionnel. Sa dernière charge en date fut celle de commandeur de l’ordre des Coteaux de Champagne, dont il a laissé les rênes il y a un peu plus d’un an. « Le lundi, je peux être les pieds dans la boue dans les vignes d’Urville, le lendemain au CIVC à Épernay pour une réunion très sérieuse et le surlendemain au restaurant la Tour d’Argent à Tokyo pour une dégustation verticale avec des journalistes. » L’homme a besoin de contacts humains pour vivre, et le côté festif du champagne les facilite.

 Le « père Pinot »

Au pays du pinot noir, Michel Drappier n’oublie pas de remercier ses aïeux lorsqu’il évoque la réussite de la maison. Il évoque notamment son grand-père Georges, surnommé le « père Pinot », ou son père André, 88 printemps champenois au compteur. « Mon meilleur client car il boit encore une bouteille par jour », confie le fils sur le ton de la boutade. Un œil sur le passé, Michel Drappier garde bien entendu l’avenir en ligne de mire. Le futur porte le prénom de ses trois enfants, Charline, Hugo et Antoine, d’ores et déjà associés au fonctionnement de l’entreprise et tout autant passionnés que leur père. Lequel trouve enfin le temps d’expliquer que si l’Aube représente la vraie Champagne, c’est parce que les premiers vins élaborés dans la région ont été réalisés ici, même s’ils n’étaient pas encore effervescents…

Jean-Baptiste Duteurtre

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