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Leclerc-Briant mise sur le bio

par / 23 octobre 2015 Non classé No Comments

Depuis mars 2013, Frédéric Zeimett est aux commandes de Leclerc-Briant. Avec le soutien de ses actionnaires américains, il souhaite redonner ses lettres de noblesse à l’entreprise sparnacienne et la conduire sur le chemin des vins bios.

 

« Demain, j’aurai de très grands vins à présenter. » Frédéric Zeimett ne doute pas un seul instant. L’aventure qu’il a récemment débutée à la tête de Leclerc-Briant va permettre à la maison de progresser. Il entend redonner du souffle à une société très marquée par la mort de son emblématique patron, Pascal Leclerc, disparu subitement en 2010. Oubliée la tentative de reprise par Ségolène, la fille de Pascal. Oublié également le passage éclair de la maison Roederer. Le salut est venu de la volonté d’un couple américain d’investir en Champagne.

Mark Nunnelly et Denise Dupré ont racheté la maison en mars 2012. Un an plus tard, ils en ont confié les commandes à Pascal Zeimett, Champenois pur souche et ancien grand argentier de la branche champagne du groupe LVMH. Le couple lui a donné toute latitude pour mener à bien le redressement de la maison avant de la conduire vers de plus hauts sommets. « J’ai carte blanche mais nous communiquons beaucoup ensemble. Nous sommes en contact au moins deux fois par mois. Je leur fais le point sur la feuille de route que j’ai établie. L’objectif que nous nous sommes fixé est d’atteindre le seuil des 200.000 bouteilles, avec un niveau de prix intéressant », précise le dirigeant.

« Des vins plus légers »

Pour atteindre ce cap, le directeur a décidé de placer la maison sur le créneau du « bio chic ». L’idée est d’être l’un des rares négociants de champagne à proposer du bio ou de la biodynamie sur l’ensemble de la gamme. « On parle ici d’approche globale. L’exemple à suivre est celui de Roederer ou de Jacquesson, des maisons qui travaillent très sérieusement dans ce domaine mais qui, pour diverses raisons, ne communiquent pas forcément sur le sujet. »

Aujourd’hui, la maison Leclerc-Briant dispose en propre de huit hectares de vignes en premier cru et de quinze hectares en approvisionnement. La totalité du vignoble est en bio. Puisque durant les prochains mois la maison devra vendre des vins issus des stocks, Pascal Zeimett a décidé de retravailler les flacons. Avec l’œnologue Hervé Gestin, ils se sont attaqués aux liqueurs de dégorgement pour « réveiller les vins ». « Nous leur avons mis un petit coup de pied au cul pour en faire des vins plus légers. » La gamme a également été revue avec l’arrivée de millésimes et d’un rosé d’assemblage. Enfin, côté marketing, l’ensemble des habillages a été revisité avec des étiquettes sobres et épurées.

La nouvelle aventure de Leclerc-Briant semble bien engagée et poursuit celle écrite par Pascal Leclerc et ses prédécesseurs. Le nouveau directeur a d’ailleurs tenu à conserver auprès de lui la fille de Pascal. « Ségolène est la garante de la continuité de l’histoire familiale. »

 

Jean-Baptiste Duteurtre

Jean-Baptiste Duteurtre

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