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Ayala ou le réveil d’une belle endormie

par / 13 mars 2014 Non classé No Comments

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La maison Ayala mise sur la jeunesse de son équipe dirigeante pour retrouver son lustre d’antan. Appartenant depuis 2005 à sa voisine Bollinger, l’entreprise d’Ay vise le retour au million de bouteilles dans les prochaines années.

Durant la décennie quatre-vingt, Ayala vendait plus d’un million de bouteilles de champagne par an. Puis la belle s’est endormie sur ses lauriers. Elle a perdu des marchés et vu ses ventes décliner jusqu’aux 400 000 bouteilles commercialisées en 2005, année de son rachat par la prestigieuse famille Bollinger.
Hervé Augustin a alors pris les rênes de l’entreprise dont il a amorcé le renouveau jusqu’à son départ à la retraite, fin 2012. Hadrien Mouflard lui a succédé à la tête de la maison agéenne. « Originaire de Versailles, j’ai effectué mes études supérieures à Sup de Co Reims. À cette époque, je ne pensais vraiment pas diriger un jour une maison de champagne », confie-t-il. À 33 ans, le voici pourtant à la tête d’une société de 16 personnes avec un objectif bien défini : réintroduire Ayala dans le cercle fermé des entreprises s’enorgueillissant de volumes de ventes à sept chiffres.

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Pour l’heure, le manager entend redonner une identité propre à Ayala. Dans l’ombre de la maison mère, Ayala a très souvent été présentée ces dernières années comme le second vin de Bollinger. « Ce n’est pas forcément la bonne stratégie car nos vins restent très différents. Nous devons avoir notre propre image. » En janvier dernier, Ayala a donc changé d’identité visuelle. Oubliée la collerette rouge évoquant trop clairement Bollinger. Les nouveaux habillages, majoritairement sur fond noir, se veulent épurés et contemporains. « Nous avons effectué des recherches sur l’histoire de la maison. Le noir était déjà très utilisé dans les réclames des années vingt. »
Côté vins, la gamme a également été revue. Seules cinq références subsistent, contre neuf auparavant. La maison a cependant conservé sa philosophie d’origine : un dosage minimaliste. Ici, la gardienne du temple est la chef de cave, Caroline Latrive, la trentaine et déjà une solide expérience acquise notamment chez Bollinger. En 2012, la jeune femme a succédé à Nicolas Klym. Les champagnes fins, aériens et abordables, constituent sa marque de fabrique. « Je nourris un intérêt fort pour le chardonnay et suis une partisane des vins très peu dosés. Il faut les laisser s’exprimer dans leur état naturel », assure l’œnologue.
Avec Hadrien Mouflard, et Caroline Latrive, Ayala dispose désormais d’un duo capable de lui redonner toutes ses lettres de noblesse.

Jean-Baptiste Duteurtre

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