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31 clos en Champagne

par / 13 septembre 2016 Non classé 4 Comments

Nouveaux flacons d’élite, les vins de Clos champenois sont au nombre de 31. Mais leurs vignobles ne couvrent que 35 hectares.

La Champagne n’est pas la Bourgogne mais elle aussi a ses clos, autrement dit des parcelles de vignes dûment entourées de murs, fermées parfois par de hautes grilles et même agrémentées de haies vives ou d’arbustes. La clôture c’est la règle numéro un du clos, la seconde étant que le vin qui en est issu soit élaboré à partir de la seule vendange de la parcelle. Le champagne de clos est donc nécessairement un mono-cru, et tant pis pour la règle d’or de l’assemblage qui est la marque de fabrique du vin à bulles.

Alors disons que les clos champenois c’est l’exception qui confirme la règle. La plupart du temps, ils ont vu le jour à proximité de la maison familiale, un lieu où la vigne  tenait lieu de potager.  Ou bien, ils occupent un emplacement insolite comme le Clos des Goisses de Philipponnat juché sur une pente à 45%. Quant ce n’est pas la trace ancienne de la présence de religieux épris de discrétion comme l’est le Clos du Mensil de Krug. Ces deux-là, avec les Cattier en leur Clos du Moulin à Chigny-les-Roses, furent les pionniers de la commercialisation d’un champagne de Clos. Mais c’était, pour ces « historiques », il y a quelques dizaines d’années seulement.

Au tout début du XXIème siècle, la « Revue du Champagne » avait recensé une douzaine de ces petits vignobles ceinturés de clôtures et nous avions calculé à l’époque qu’ils ne recouvraient pas plus de 16 hectares du vignoble champenois. Une douzaine d’années plus tard, nous nous sommes livrés au même exercice, avec le concours du CIVC, le seul organisme professionnel apte à valider l’authenticité d’un Clos.

Résultat : ils sont aujourd’hui 31, parmi lesquels 15 appartiennent à des Maisons champagne, les 16 autres étant la propriété de récoltants-manipulants. Ensemble, ils totalisent environ 35 ha, soit 0,1% du vaste vignoble de la Champagne. Le plus étendu est toujours le Clos des Goisses (5,5 ha), alors que le plus exigu est le Petit Clos du Champagne Jean Vesselle, à Bouzy (8 ares et 22 ca). Douze clos seulement atteignent ou dépassent un hectare. A noter, enfin, que cinq de ces clos sont en attente de leur premier millésime alors que sortent, cette année, ceux du Clos Lanson, à Reims, du Clos Rocher (champagne Grémillet), à Balnot-sur-Laignes, et du Clos des Monnaies (Champagne Goutorbe), à Damery.

                                                                        Roger Pourteau

 

CLOS DE MARQUES

Les historiques

.Le Clos du Moulin (2,2 ha), à Chigny-les-Roses, a été racheté au début des années 1950 par la famille Cattier. Entièrement ceint de murs à 1,5 km de la propriété, il est situé au sommet d’une colline de la Montagne de Reims et il doit son nom à la présence d’un moulin aujourd’hui disparu. L’un des premiers champagnes de clos à être commercialisé en 1952, c’est un assemblage  à part égale de pinot noir et de chardonnay. Ce Brut 1er cru est composé de trois millésimes sélectionnés pour leur qualité et leur capacité de vieillissement. Logé dans un élégant flacon en verre sombre, son tirage se situe entre 15 000 et 20 000 bouteilles numérotées. Il existe également une version Rosé, elle aussi multi-années tirée à 4 000 exemplaires. Depuis quelques années, le Clos est labouré à la charrue tirée par un cheval.

. Le Clos des Goisses (5,5 ha), à Mareuil-sur-Ay, est le plus étendu mais aussi le plus singulier. Propriété de la famille Philipponnat depuis 1935, il est perché sur un escarpement produit par la Marne et sa pente varie entre 30 et 45%, avec un dénivelé de 60 mètres au point le plus haut. Entouré de murets qui descendent jusqu’à la route, ce vignoble qui ne compte pas moins de quatorze parcelles exige un travail manuel particulièrement délicat. Il s’étire sur un coteau long de 800 mètres et il est planté pour les deux tiers en pinot noir et pour un tiers en chardonnay. Cette cuvée (20 000 bouteilles en moyenne) est produite dans chaque millésime, mais Charles Philipponnat ne lui consacre que le meilleur de la vendange. Plus qu’un champagne, c’est un véritable vin, puissant, corsé et long en bouche qui est produit dans un lieu où le soleil est d’une extrême générosité. Depuis 1999, un rosé de saignée (2 000 bouteilles) est également élaboré avec les raisins des Goisses.

. Le Clos du Mesnil (1,84 ha) est incontestablement le plus célèbre. Racheté en 1971 par les Krug au vigneron Jules Tarin, c’est aussi le plus ancien puisque l’une des pierres du mur qui le ceinture dans le village du Mesnil-sur-Oger porte sa date de naissance  (1698), à une  époque où le vignoble appartenait à un monastère bénédictin. C’est Henry Krug qui imagina de produire un champagne de clos sur cette parcelle en pente douce qui est un véritable ilot de verdure au cœur d’un village qui s’est urbanisé autour de lui. Le premier millésime de ce 100% chardonnay date de 1979, mais il ne fut commercialisé que sept ans plus tard à 15 512 exemplaires. C’est un Blanc  de blancs exceptionnel qui est vinifié sur place et en petits fûts de chêne selon la méthode Krug. Il n’y a eu que seize millésimes entre 1979 et l’actuel 2003.

. Les Vieilles Vignes Françaises (0,45 ha) est un cas particulier en Champagne puisque, à partir de deux parcelles ceintes de murs (Le Clos Saint-Jacques et le Clos Chaudes Terres), situées dans l’enceinte de la maison à Ay, Bollinger élabore un rare Blanc de noirs non dosé issu de vignes cultivées « en foule », comme avant le phylloxéra. Les plants se propagent sur le sol, renouvelés par la méthode dite du « provinage ». La production est de   3 000 à 4 000 bouteilles et le premier millésime de la cuvée  remonte à 1969 (actuellement, c’est le 2005 qui est commercialisé).

. Le Clos Saint-Hilaire (1,04 ha),  porte le nom du saint patron de Mareuil-sur-Ay et ses vignes de pinot noir ont été plantées en 1964. Ce Clos d’un seul tenant a toujours appartenu à la famille Billecart-Salmon. Il a servi, tour à tour, de terrain de jeux pour les enfants, puis on y a fait pousser des légumes,  des fruits et des fleurs, avant d’y installer des courts de tennis. Rendu à sa vocation première il y a plus d’un demi-siècle, il est situé juste à côté des installations de vinification. En 1980, le clos a été ceint de murs et le premier millésime fut le 1995, suivi d’un 96 et d’un époustouflant 99 presque rosé. La production de cette cuvée élevée en fûts oscille entre 3 000 et 7 000 bouteilles.

Les plus récents

         . Le Clos d’Ambonnay (0,68 ha) appartient depuis 1989 à Krug qui l’a racheté à un livreur de raisins de la maison. Planté en vignes depuis 1766, il a fallu attendre 2007 pour découvrir son existence et assister à la sortie du premier millésime de ce 100% pinot noir grand cru qui a été pratiquement pré-vendu à l’étranger. De ce clos entouré de hauts murs, fermé par un imposant portail et situé en bordure du célèbre village dont il porte le nom, sortent en moyenne  4 000 flacons. Leur contenu est vinifié dans une quinzaine de petits fûts et le prix de cette cuvée atteint des records.

            . Le Clos Pompadour lancé par Pommery au début des années 2000 est une sélection effectuée au sein même du vignoble de 25 ha enclos dans le domaine rémois de la maison. Les trois cépages y ont leur place mais le chardonnay prédomine. Ce « vignoble de Reims » est divisé en trois parties en raison de la présence de voies de circulation intérieures et il a toujours porté le nom de la favorite de Louis XV. Tirée uniquement en magnums (2 000 à 3 000), la cuvée n’est pas millésimée.

. Le Clos des Bouveries (3,53 ha), créé par Duval-Leroy sur une parcelle historique de la marque de Vertus, est situé à mi-coteau du village qu’il domine. Il est protégé en bas de pente par les maisons et l’orientation plein Est met le vignoble à l’abri du vent   dominant et des gelées printanières. Entièrement planté en chardonnay depuis  40 à 50 ans, une partie de ses vins est  vinifiée sous bois.

. Le Clos du Château de Bligny dans l’Aube, entouré par les murs de l’ancien château féodal du marquis de Dampierre qui y chassait le loup, appartient à la famille Rapeneau. Elle   élabore une cuvée dite des « 6 cépages » autorisés en Champagne (pinot noir, meunier, chardonnay, pinot blanc, arbane et petit meslier).

. Le Clos des Trois Clochers (0,45 ha) vient d’être créé à Villers-Allerand chez Leclerc-Briant par les nouveaux propriétaires de la marque d’Epernay. Ils lui ont donné ce nom car, depuis le vignoble, ils ont une vue imprenable sur   trois églises, dont la cathédrale de Reims. En exploitation depuis 2014, le clos entouré de haies vives sortira son premier millésime en 2018. Il est doté d’une grande villa datant des années 1920 qui servira à l’accueil des visiteurs de marque.

. Le Clos Rocher (0,63 ha) appartient à la famille Grémillet, propriétaire de l’unique maison de champagne de Balnot-sur-Laignes (Aube). Ce clos proche des Riceys, situé au sommet d’une petite colline, est entièrement planté en pinot noir. Ceint de murets et de grilles en fer forgé, sa première vendange a eu lieu en 2012 et son premier millésime sortira cette année.

Le Clos Lanson : Avec une vue imprenable sur les tours de la cathédrale de Reims, le Clos Lanson libère, ces jours-ci son premier millésime après dix années d’attente. Une sortie, mais un anniversaire aussi puisque c’est en 2006 que le groupe BCC et son co-président, Philippe Baijot,  ont repris les rênes de la vieille maison rémoise. Ce clos d’un hectare, entièrement planté en chardonnay entre 1962 et 1986 sur le sol très crayeux de la petite colline de la rue de Courlancy, jouxte les installations modernisées de la marque à la croix des Chevaliers de Malte, son emblème de toujours.  Un vrai jardin de ville auquel rien ne manque, pas même un haut mur d’enceinte orné d’un auvent de tuiles rouges. Depuis le XVIIIème siècle, il y a toujours eu de la vigne sur cette parcelle urbaine (la seule dans ce cas) qui bénéficie, de surcroît, d’un micro-climat qui lui octroie une température de 2 à 3 degrés supérieure à la moyenne. Ici, par conséquent, on vendange plus tôt et, depuis dix ans, ce sont des volontaires parmi les membres du personnel de la maison qui, en famille,  s’attellent à la tâche. Philippe Baijot n’hésite pas à dire que « le Clos Lanson est le château Haut-Brion de la Champagne », en ce sens que, l’un à Bordeaux et l’autre à Reims, sont de vrais vignobles intra-muros. Goûté en avant-première avec Hervé Dantan, le successeur de Jean-Paul Gandon dans la cave, le millésime 2006 (8 000 flacons numérotés), élevé sous bois, inaugure magnifiquement la série. Plus vin que champagne, soyeux et charnu, il affiche une belle élégance alors que ses arômes s’apparentent à ceux des fruits blancs assortis de notes épicées. Neuf autres millésimes, dont un très prometteur 2015 attendent leur bon de sortie annuel.

 

Les discrets

            . Le Clos du Faubourg Notre-Dame (0,15 ha) est l’un des plus exigus de toute la Champagne. Il a appartenu autrefois à l’abbaye du même nom, mais il est exploité, depuis les années 1980, par le Champagne Veuve Fourny et fils, une petite maison familiale de Vertus fondée en 1935. Planté en chardonnay premier cru, il produit chaque année 1 000 à 2 000 bouteilles. La vinification s’effectue en fûts de chêne.

. Le Clos Mandois (1,50 ha) a été entièrement planté en pinot meunier par la  famille Mandois lors de son aménagement, en 1963. A Pierry, ce clos entoure la maison familiale, un ancien  relais de chasse datant de 1712. Travaillée par une équipe spéciale, la récolte de cette parcelle entourée de murs passe en petits fûts de chêne.

. Le Clos des Chaulins (0,68 ha), à Pargny-les-Reims, a été planté dans l’ancien parc de la maison familiale. Ceint, à la fois de murets, de haies et d’arbustes, il doit son nom au fait qu’autrefois les terres étaient systématiquement « chaulées » (amendées à la chaux). C’est un assemblage non millésimé des trois cépages.

 

 

CLOS DE VIGNERONS

Le plus féminin

            . Le Clos Cazals (3,70 ha), à Oger, un fief du chardonnay Grand cru est le plus étendu dans sa catégorie. Entre les vieux murs de cette parcelle exploitée en clos depuis 1995, certaines vignes ont été plantées à partir de 1947. Delphine Cazals, aujourd’hui Bonville, est l’héritière de quatre générations de RM. En sélectionnant le meilleur du vignoble, elle élabore 2 000 à 3 000 bouteilles chaque année et, depuis peu, elle a créé à partir de vignes qu’elle a  elle-même plantées une sorte de clos dans le clos qu’elle a baptisé « La Chapelle du Clos ».

Moins d’un hectare

            . Le Petit Clos (8 ares 22 ca). Avec son vignoble de 820 m², c’est le plus petit de tous. Ce 100% pinot noir de Bouzy Grand cru est situé au cœur du domaine familial de Jean Vesselle. C’est sa fille Delphine qui, aujourd’hui, a pris le relais et qui veille sur « la quintessence » de ce champagne produit à 500 exemplaires seulement.

. Le Clos Jarot (15 ares). Les premières bouteilles de Blanc de blancs de cet autre clos liliputien ne sortiront pas avant 2020-2022, selon leur élaborateur Frédéric Nowack. Il a planté ses vignes il y a une  douzaine d’années sur cette parcelle close qui doit son nom à l’ancien fermier qui occupa les lieux. La production sera d’un millier de bouteilles.

. Le Clos l’Abbé (20 ares) d’Hubert Soreau est situé à l’emplacement de l’ancienne abbaye d’Epernay, dont il reste quelques vieux murs sur le coteau ouest de la ville. Ce viticulteur de Cramant qui l’a planté en chardonnay en 2004, millésime sa cuvée tous les ans et commercialise actuellement le 2008 (1 200 bouteilles). Le reste de ce vignoble appartient à la maison Henriot qui ne l’exploite pas en clos.

. Le Clos Virgile (24 ares) a été aménagé par son propriétaire dans un ancien verger dont il a complété le mur qui l’entourait. Récoltant-manipulant à Beaumont-sur-Vesle, Jean-Louis Portier l’a planté en vignes il y a une vingtaine d’années et il a sorti en 2003, son premier millésime, le 1999, un assemblage de pinot noir et de chardonnay. Si le clos porte le nom du poète latin, c’est parce que c’était aussi le prénom d’un aïeul.

. Le Clos de Bouzy, planté en pinot noir Grand cru, est exploité par André Clouet, un vigneron du village dont la famille est en Champagne depuis le XVème siècle. Le clos a été aménagé derrière la maison familiale datant de 1751. La commercialisation de ce Blanc de noirs est prévue en magnums.

. Le Clos de Cumières (49 ares). C’est le nouveau nom de l’ancien Clos des Champions de Leclerc-Briant racheté par Hervé Jestin et son frère. Chef de cave réputé devenu conseiller de plusieurs domaines viticoles, il a repris en main il y a cinq ans ce clos planté depuis 1964 en pinot noir et en chardonnay. Son premier millésime (le 2012) sortira en 2017 (2 300 bouteilles), puis il y aura un 2013 et un 2014 (3 500 flacons). Le clos, entièrement ceint de murs, englobe une bâtisse du 18ème siècle dotée de caves.

. Le Clos de l’Abbaye (50 ares). Sur une parcelle de leur vignoble de Vertus, situé juste derrière les locaux de l’exploitation créée en 1927, les Doyard ont aménagé ce clos à partir de vignes plantées à partir de 1956. Ce vigneron qui pratique la biodynamie, l’exploite en tant que tel depuis 2007. Peu dosé (4g/l), c’est un Blanc de blancs    millésimé tous les ans (actuellement 2009).

            . Le Clos à Doré (55 ares) était autrefois un verger situé au cœur du village de Ludes. Planté en chardonnay depuis 1978, il est exploité par le Champagne Doré-Monmarthe (six générations de vignerons depuis 1737) qui n’assemble pour lui que les meilleurs millésimes (1 920 bouteilles). Le vignoble familial (17 ha) a reçu le label « Haute Valeur Environnementale ». A chaque vendange dans le clos, les cueilleurs gravent leur nom dans les murs avec leur sécateur.

Les poids lourds

. Le Clos des Bergeronneau (2,70 ha), constitué d’une vaste parcelle entièrement plantée en pinot meunier, issu de vignes d’origine de 65 à 70 ans, est exploité par Florent Bergeronneau. Une famille qui compte plusieurs ramifications dans le village de Villedommange, au sud-ouest de Reims. Ceint de murs, de grilles et de haies, le clos fournit à ce vigneron la cuvée de prestige de sa gamme (7 000 bouteilles).

            . Le Clos des Belvals (1,20 ha) a été créé par Dominique Person lorsque celui-ci a racheté la propriété il y a huit ans. Le premier millésime, 100% chardonnay de Vertus, a vu le jour en 2006. C’est un extra-brut, issu de vignes de plus de 50 ans cultivé en biodynamie.

. Le Clos Sainte-Sophie (1,20 ha), est issu de la commune auboise de Montgueux, célèbre pour sa colline presque entièrement réservée à un chardonnay très convoité. Propriété de Jacques Lassaigne, le clos est entouré d’une haie vive qui abrite des vieilles vignes plantées entre 1968 et 1975. Le premier millésime verra le jour en 2017 ou 2018. Pour la petite histoire, sachez que les premières vignes plantées au Japon, en 1877, provenaient de cette parcelle !

            . Le Clos des Monnaies (1 ha), à Damery, a deux propriétaires : 30 ares de chardonnay et de meunier, à parts égales, pour le Champagne Goutorbe-Bouillot, et 70 ares de meunier pour son voisin, Eric Lemaire. Le clos, situé au cœur du village, est ceint de murs (pour 80%) et d’arbustes. Le premier millésime (2010, 1 700 bouteilles) de la parcelle Goutorbe-Bouillot sort cette année après cinq ans de vieillissement. Le clos devrait son nom à la présence, en ces lieux, à l’époque gallo-romaine, d’une fabrique de monnaie qui, selon la légende, battait surtout  des fausses pièces pour payer les troupes.

. Le Clos Jacquin, à Avize, est la propriété du Champagne Pierre Callot et Fils, la sixième génération d’une famille de viticulteurs. Le clos épouse le contour d’une parcelle de vignes de chardonnay Grand cru dont le premier millésime date de 1995. Non millésimé, il reçoit l’apport du vin de réserve de l’année précédant la vendange et il est élevé pendant un an en fûts de chêne de 30 hl.

. Le Clos Bourmault,  propriété de Christian Bourmault, lui aussi propriétaire à Avize, est issu d’une parcelle située juste derrière la maison familiale. Mais nous n’avons pas pu obtenir d’informations plus précises.

L’exception

. Le Clos Barnaut, à Bouzy, situé en arrière-plan des pressoirs et des chais de cette maison familiale implantée au cœur du village, a été ressuscité au début des années 2000 par Philippe Secondé, l’actuel successeur des ancêtres de la marque fondée en 1874. Mais il ne s’agit pas d’un champagne puisque le pinot noir de cette parcelle ancestrale est utilisé pour l’élaboration d’un vin des Coteaux Champenois AOC Rosé, Grand cru de surcroît ! Une situation unique dans toute la Champagne. Le premier millésime de ce clos non effervescent, tiré à un millier d’exemplaires, date de 2002 mais il ne sort que les meilleures années.

 

. Toutes nos excuses si nous avons omis un ou plusieurs clos dans cette liste élaborée avec l’aide du CIVC. Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous le signaler, nous donnerons une suite à ce dossier.

Jean-Baptiste Duteurtre

4 Commentaire

  1. […] Source link […]

  2. […] Nouveaux flacons d’élite, les vins de Clos champenois sont au nombre de 31. Mais leurs vignobles ne couvrent que 35 hectares. La Champagne n’est pas la Bourgogne mais elle aussi a ses clos, autrement dit des parcelles de vignes dûment entourées de murs, fermées parfois par de hautes grilles et même agrémentées de haies vives ou d’arbustes. La clôture c’est la règle numéro un du clos, la seconde étant qu  […]

  3. il y a également le clos de Jacquesson à Dizy
    ils ont fait une cuvée de ce clos deux fois un 100 % meunier après ils ont arraché le clos

  4. Bonjour

    En cours de vieillissement dans notre cave, les Millésimes 2015 et 2016 du « Clos du Mont Dorin ».
    Clos revendiqué en 2015, d’une surface de 1 ha 35 où se mêlent Meunier, Pinot Noir, Arbanne, Petit Meslier et Pinot Blanc.
    Ce clos se situe au 15 Route de Villiers à CHARLY SUR MARNE.

    Cordialement

    Laurent LEGUILLETTE

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